lundi 24 août 2015

L’éducation guinéenne a-t-elle la chance d’être sauvée par le recrutement prévu par le gouvernement ?

Ce matin j’étais à la commune de Dixin parce que j’avais aussi besoin de déposer des dossiers pour candidater au concours de recrutement à la fonction publique organisé par le gouvernement guinéen.  Je rappelle que ce concours d’accès à la fonction publique c’est rien d’autre qu’être un fonctionnaire de l’Etat en tant qu’enseignant. J’ai décidé d’écrire cet article après que plusieurs choses m’aient retenues l’attention. Je mentionnerai deux : le désordre dans la salle et le non-conformisme. Quand je dis le non-conformisme c’est le fait que beaucoup de candidats sont loin de ressembler à un enseignant.

Dans la salle de dépôt des dossiers le désordre était extrême. D’une part ce désordre s’expliquait par la lenteur de l’équipe chargée de viser les dossiers et d’autre part de celle chargée d’enregistrer les candidats dont les dossiers sont au complet ou respectent les normes. Cela irritait chaque instant les chercheurs d’emploi. Par conséquent, ils font recours à des cris, des bousculades, mais aussi des injures. Aucun ne voulait se calmer. Ceux qui tentaient de temporiser les insolents y parvenaient après une dizaine de minutes de temps perdu.

Un enseignant doit être exemplaire tant par ces propos, ses actes que son apparence. Mais en Guinée l’enseignement c’est le métier de deuxième ou de troisième niveau. C’est quand l’on a rien à faire que l’on s’y oriente. On a tort de croire qu’est enseignant tout intellectuel. Pire, qui conque parle un mot français se croit être capable de s’arrêter devant la postérité et donner du savoir. Dans la salle de dépôt des dossiers, il y avait des candidats que, rien qu’en les voyant (en tout cas pour du sérieux) ils sont disqualifiés. Comment comprenez-vous qu’une candidate à une fonction d’éducatrice se mette dans une tenue qui met à nue ses parties intimes ?  Or, elles étaient nombreuses à être du genre. Mais par malheur pour ce pays, on les accepta. Sachez que je n’ai pas parlé de leur coiffure de Stars dans les Bars.

L’autre malheur c’est qu’il y avait des candidats qui s’exprimaient dans un langage tellement mauvais qu’on avait raison de croire que ce sont les charretiers du marché de Madina voisin qui avaient eu l’idée de poser les manches des charrettes au profit de la craie. Cette phrase je l’ai entendue là-bas : Je me suis inscrivis dans un liste. Pareil pour celle-là : Moi j’ai venu ici depuis très matin. Comprenez-vous combien mes oreilles ont souffert là-bas ?  Demain on pourrait bien les retrouver entrain d’handicaper l’éducation de la Guinée. Déjà, ils sont nombreux sur le terrain à être comme ceux-là.   

Tout le monde doit savoir que l’enseignement ce n’est pas réservé à qui le veut. Aujourd’hui l’on doit se poser la question de savoir la fonction des institutions d’enseignement du pays comme l’ISSEG, Institut Supérieur des Sciences de l’Education de Guinée.

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